Suivi nutritionnel - Les pathologies liées à la nutrition

Au cours des dernières décennies, notre alimentation et nos modes de vie ont été profondément modifiés. Programmé pour survivre aux famines, notre organisme doit désormais faire face à la profusion : le progrès technique a en effet engendré une abondance d’aliments, dans l’ensemble moins chers et plus faciles à préparer.

 

En particulier, on assiste au développement d’aliments transformés bon marché, à forte densité énergétique, mais pauvres en micronutriments. Dans le même temps, les fruits et les légumes, qui possèdent une densité nutritionnelle élevée et sont pauvres en énergie, ont vu leur prix relatif augmenter.

Le développement de l’alimentation hors domicile, la déstructuration de la prise alimentaire ainsi que la simplification et la déritualisation des repas ont également contribué à l’évolution de notre alimentation.

La sédentarisation de la population, survenue en parallèle, peut être expliquée par une transformation des conditions de vie liée au progrès technique : évolution de l’habillement, du chauffage, des moyens de transport, réduction du travail manuel, etc. Le développement d’activités passives de loisirs (télévision, jeux vidéo, ordinateur) participe également à ce phénomène de sédentarisation.

La mise en place d’une politique nutritionnelle est donc apparue, au cours des dernières années, comme une priorité de santé publique. Il est en effet parfaitement établi que l’alimentation et l’état nutritionnel, mais aussi l’activité physique, participent de façon essentielle à l’initiation, au développement et à l’expression clinique des maladies les plus répandues dans les pays industrialisés (cancers et maladies cardiovasculaires qui représentent les premières causes de mortalité, mais aussi l’obésité, le diabète, l’ostéoporose…).

LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont aujourd’hui la deuxième cause de mortalité en France, mais la première cause de décès chez les femmes et chez les 65 ans et plus ; au total, elles représentent 28,9% des décès. En 2005, 149.839 décès cardiovasculaires ont été enregistrés en France métropolitaine (Drees, 2008). L’hypercholestérolémie est un des quatre grands facteurs de risque cardiovasculaire. D’autres facteurs de risque sont impliqués dans le déterminisme des MCV : l’hypertension artérielle (16,5 % des adultes en France en 2006), le tabagisme, l’obésité sévère et/ou abdominale, le diabète…Au total, plus de 20 millions de personnes sont exposées au risque cardiovasculaire en France.

Une part importante de la population cumule plusieurs facteurs de risque.

Selon l’enquête Obépi de 2009, la probabilité d’avoir trois facteurs de risque cardiovasculaires traités chez les obèses est 12 fois plus importante que chez les sujets de corpulence normale, et 5 fois plus en cas de surpoids. Les catégories sociales défavorisées sont à plus haut risque cardiovasculaire que les autres, pour des raisons multiples, d’ordre culturel, économique et nutritionnel en particulier.

LES CANCERS

En 2004, les cancers représentent la première cause de mortalité chez l’homme, (un décès sur trois) et la seconde chez la femme (un décès sur quatre) (Inca, 2009). En 2005, le nombre de nouveaux cas a été estimé à 320 000 par an.

L’effet protecteur des fruits et des légumes a été mis en évidence en particulier vis-à-vis des cancers de l’appareil digestif et des poumons. De même des niveaux élevés d’activité physique auraient un effet globalement protecteur sur les cancers (côlon, sein et endomètre. En revanche, la consommation de sel, d’aliments salés, de viandes rouges (bœuf, veau, mouton, agneau, porc et chèvre), de charcuterie et d’alcool augmente aussi le risque de développer certains cancers (WCRF/AICR, 2007).

L'OBESITE

L’obésité est un excès de masse grasse qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. Elle s’installe lorsque les apports énergétiques sont supérieurs aux dépenses. L’indicateur le plus couramment utilisé comme mesure de corpulence est l’indice de masse corporelle (IMC = poids/taille)

D’après l’enquête Obépi, menée depuis 1997 et basée sur des données déclarées de la taille et du poids, le pourcentage de sujets adultes (18 ans et +) obèses serait passé de 8,5 % en 1997 à 14,5 % en 2009 et le pourcentage d’adultes en surpoids serait passé de 29,8 % en 1997 à 31,9 % en 2009. Seule l’enquête Obépi montre une prévalence significativement plus élevée chez les femmes (15,1 %) que chez les hommes (13,9 %). De plus, elle montre que l’augmentation relative de la prévalence de l’obésité entre 1997 et 2009 est plus importante chez la femme (+81,9 %) que chez l’homme (+57,9 %).

COORDONNEES

Impasse de la croisée 5

1845 Noville-Rennaz

(2 minutes après la sortie d'autoroute de Villeneuve à côté du magasin Aldi)

info@nsb-nutrition-sante-beaute.com

Tél. +41(0) 79 918 40 03

HORAIRES D'OUVERTURE

DU LUNDI AU VENDREDI

8h00 à 19h30

LE SAMEDI

9h00 à 13h00

Uniquement sur rendez-vous

TROUVER LE CENTRE NSB