Cure détox contre les métaux lourds ?

January 10, 2018

 

Les cures "détox" sont très à la mode. Il s'agit de "nettoyer l'organisme d'un éventuel excès de déchets métaboliques" grâce à l'utilisation de compléments alimentaires, de gélules ou de tisanes qui contiennent des plantes spécifiques ayant des propriétés de drainage.

 

Compte tenu du succès que remporte auprès des patients fatigués ou stressés ce concept "d'encrassement de l'organisme", il paraît intéressant de porter une attention sur un mode d'élimination des déchets ayant faits ses preuves : les infrarouges à lointain rayonnement.

 

Parmi ces "déchets", figurent les métaux lourds.

 

Qu'entendons-nous par métaux lourds ? Le droit européen nous permet d'y voir plus clair.

 

Dans le cadre des "directives sur les déchets métaboliques", dans le droit européen on entend par métal lourd tout composé d'arsénique, de cadmium, d'aluminium, de chrome, de plomb, de mercure, de nickel, de tellure, de thallium, de cobalt, de titane, de vanadium, d'argent, de mercure, de molybdène, d'antimoine, ainsi que ces matériaux sous forme métallique, classés comme substances dangereuses s'ils sont absorbés au-delà d'un certain seuil". 

 

Cette nouvelle définition remplace l'ancienne définition qui caractérisait les métaux lourds comme étant des éléments métalliques ayant une masse volumique supérieure à 4000 kg/m3. 

 

Une définition encore plus ancienne considérait comme "métaux lourds" tous les éléments métalliques compris entre le cuivre et le plomb dans la classification de Mendeleïev.

 

Quarante et un métaux correspondent à cette définition générale auxquels il faut ajouter cinq métalloïdes.

 

La toxicité des métaux lourds est reconnue, et les dangers potentiels sont réels

 

Ces métaux dits "lourds" et potentiellement toxiques au-delà d'un seuil sont à distinguer des oligo-métaux (zinc, magnésium, sélénium, silicium...) qui sont utilisés quotidiennement par l'organisme humain comme catalyseurs (en très petite quantité, ils accélèrent les réactions biochimiques enzymatiques sans y participer).

 

Des études sont régulièrement publiées évoquant un taux trop élevé de métaux lourds dans les cellules sanguines et tissulaires humaines. Très récemment, de nouvelles inquiétudes apparaissent liées à la présence de particules d'aluminium dans l'alimentation.

 

Nous sommes exposés, d'une part, à l'aluminium naturellement présent dans l'eau et les aliments et, d'autres part, à celui qui est utilisé dans les médicaments et cosmétiques, les additifs alimentaires, les ustensiles de cuisine et dans le traitement de l'eau. Après le fer, c'est le métal le plus employé dans l'industrie.

 

De l'aluminium dans nos assiettes

 

En France, la consommation moyenne est d'environ 5mg par jour. Cependant, ces chiffres relativement faibles ne tiennent pas compte des autres sources d'aluminium (médicaments, cosmétiques et ustensiles de cuisine).

 

Les aliments non transformés renferment assez peu d'aluminium. En revanche, son emploi comme colorant implique inévitablement l'ingestion de fortes doses de ce métal. Il est autorisé pour la coloration en surface des charcuteries, sucreries, confiseries, pastillage et décors de pâtisseries. On le retrouve donc comme additif alimentaire : acidifiants, colorants, émulsifiants ou levants. Ce sont les E 520, 521, 522, 523 que l'on trouve dans le blanc d'oeuf, entrant dans les préparations culinaires, les fruits et légumes confits, cristallisés et glacés ; le E 514 pour la viennoiserie.

 

Les E 554, 555, 556, 559 dans les denrées séchées en poudre (potages, purées), le sel, les compléments alimentaires et les fromages industriels en tranches ou râpés. Les sels d'aluminium (sels inorganiques) sont également employés dans les déodorants et certains vaccins.

 

Les infrarouges, une solution étudiée depuis longtemps dans l'élimination des métaux lourds.

 

Pour comprendre l'action positive des infrarouges sur les tissus humains il faut attendre 1947, période à laquelle le gouvernement japonais investit dans la recherche pour trouver les systèmes permettant une régénération des cellules suite aux effets secondaires créés par les deux bombes atomiques que le peuple japonais a subi.

 

Parallèlement à ces recherches, dans les années 50, les infrarouges sont étudiés par la NASA qui décèle des ondes indispensables dans le spectre lumineux au métabolisme et à la croissance des tissus humains. Ces rayonnements appelés "rayonnement de croissance" sont des ondes à infrarouges lointains, c'est-à-dire situés entre 8 et 14 μm.

 

Les études d'aujourd'hui démontrent que l'infrarouge à lointain rayonnement (FAR) permet d'augmenter l'élimination de métaux lourds toxiques tels que le strontium, le baryum, le nickel, le plomb, le molybdène, le tellure, le chrome, le cobalt, l'arsénique, le cadmium, l'aluminium et le cuivre.

 

Les métaux lourds sont essentiellement excrétés par la sueur

 

On pense souvent à tors que la quantité d'urine excrétée par jour est bien plus importante que la sueur; pourtant la sueur excrétée passivement peut aller de 200 jusqu'à 1500ml/ jour pour une personne effectuant un travail léger à 28 degrés. Certains métaux lourds comme l'aluminium n'est que faiblement excrétée par les reins (moins de 100 μg/litre contre 600 à 1000 μg/litre par la sueur). De même, le nickel, le cuivre et le baryum sont éliminés en plus grande concentration dans la sueur que dans les urines.

 

 

Source : GENESIS, numéro 167 - Mai 2012 - Impact-Santé.fr 

Jacqmin, Helene et al. "Components of Drinking Water and Risk of Congntive impairment in the Elderly." American journal of Epidemiology. 139 (1994):48-57.

US agency for Toxic Substances and diseases registry. Lead. Toxicological profiles. Atlanta : Centers for Disease Control and prevention: 1999. PB/99/166704.

3. Banks EC Ferreti LE, Shucard DW. Effects of low-level lead exposure on cognitive function in children : a review of behavioral, neuro psychological and biological evidence. Neurotoxicology 1997; 18; 237-81.

4. Monod H., Flandrois R., Vandewalle H., Physiologie du sport, éditions Elsevier Masson, Paris, 2007.

5. Sirven, J-B., travail de thèse. Détection de métaux lourds dans les sols par spectroscopie d'émission sur le plasma induit par laser. Université Bordeaux 1, France, janvier 2007.

6. Risques sanitaires dus aux métaux lourds de la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance. OMS (Organisation mondiale de la santé), 2007.

7. Reports on tasks for scientific cooperation : assessment of the scientific cooperation : assessment of the dietary exposure to arsenic, cadmium, lead and mercury of the population of the EU member States, mars 2004.

8. Les effets des métaux lourds sur l'environnement et la santé, rapport d'information numéro 261 (2000-2001) du Sénat en France.

 

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