Effets du jeûne

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Pourquoi jeûner ?

Nous cherchons plus ou moins tous une solution à nos maux, mais en y réfléchissant bien, notre vie n'est pas forcément adapté pour nous permettre d'être en pleine santé, et de mettre fin ou soulager nos maux.

 

Du stress au travail, si ce n'est aussi à la maison, une prise de nourriture inadaptée à nos besoins, le manque d'activités...

 

Le corps n'apprécie pas vraiment, tout du moins nos organes et tissus sont de plus en plus saturés de déchets, et nos précieux émonctoires (foie, poumon, rein, peau) ne réalisent plus correctement leur travail d'élimination. 

Conséquences ? Cette surcharge de l'organisme laisse apparaître des symptômes  ; une fatigue qui se fait de plus en plus sentir, et qui pèse sur notre bien-être, et notre vie sociale. Les défenses du système immunitaire sont affaiblies, nous sommes plus sujet aux germes et virus. Il peut y avoir des problèmes gastriques qui viennent se greffer...

 

Le jeûne intervient pas ses nombreux bienfaits sur le corps pour permettre à notre corps de se nettoyer.

J'utilise surtout le jeûne de manière préventive. Le jeûne qui consiste à s'abstenir de prendre de la nourriture solide, permet de mettre le système digestif au repos de un à plusieurs jours. Ce laps de temps, permet au corps de s'octroyer une période de repos pour se concentrer sur l'élimination des toxines accumulées.

Il opère aussi une régénération et tel un ouvrier, répare ce qui doit être réparé. Le foie, le plus grand organe d'élimination du corps se répare. Les muqueuses de l'intestin en cas d'irritation, d'inflammation se régénère. La flore intestinale se rééquilibre, et certaines levures comme le Candidas retrouvent une proportion normale.

Le corps prend le temps de se soigner, et nous pouvons observer un soulagement de certaines douleurs dû à un processus inflammatoire (arthrite, fibromyalgie, allergies, intolérances alimentaires, colite, intestin irritable...).

On constate aussi un meilleur fonctionnement du pancréas, avec une régulation de la glycémie. Taux de cholestérol et tension artérielle se normalisent.

En bref, le jeûne permet à votre corps de retrouver un meilleur état de fonctionnement, c'est un réel nettoyage. Il va permettre de détoxiquer l'organisme, de retarder le processus de vieillissement, de prendre de nouvelles habitudes alimentaires, de stimuler les forces curatives de l'organisme, tout en ayant un effet stimulant et anti-stress, il permet aussi d'augmenter la sérotonine (cette hormone du bien-être).

Quels sont les sensations du jeûne sur l'organisme ? Est-ce qu'il y a des pertes en vitamines  - protéines ?

  • Perte de vitamines - protéines ? Pendant le jeûne, il n’y a pas réellement de perte en éléments nutritifs, on peut observer une diminution du taux de vitamine C, D, E, et d’autres composants du métabolisme, mais ces pertes ne sont pas critique. Concernant les protéines, la plus grande majorité du jeûne, les protéines fournissent seulement chaque jour 4% de la dépense énergétique, 96% proviennent des lipides. L’organisme s’adapte parfaitement et économise ses protéines. Les réserves s’épuisent quand 80% du stock de graisses disparaît. A titre indicatif : un homme d’1m70, de 70 kilos pourrait jeûner plus de 40 jours avant d’épuiser ses réserves. Lors de l'accompagnement, quand vous venez au Centre NSB, je réalise des séances d’impédancemètre pour évaluer justement les modifications au niveau de la masse graisseuse, musculaire, et hydrique.

 

  • Sensation de faim et psychisme en action : oui, mais celle-ci disparaît au bout de 3ème jours. Concernant le psychisme, vous risquez d’avoir des images de nourriture les 3-4 premiers jours.  Par contre, après la crise d’acidose  vous allez ensuite avoir une sensation d’euphorie, et de grand bien-être.

  • Crise d’acidose : oui, c’est le passage le plus délicat, qui se traduit par une sensation de faiblesse, des nausées, des migraines. C’est le prix à payer pour l’organisme à ce changement radical. Pendant le suivi de votre jeûne, le Ph urinaire détermine le pic et la durée de cette crise d’acidose (qui à lieu vers le 2ème-3ème jour). Pendant la crise d’acidose il faut savoir que toutes les maladies s’aggravent avec des douleurs très fortes. Cette crise est le signe d’un grand bouleversement dans le corps. L’organisme doit se nourrir de lui-même. Afin de diminuer cette crise d'acidose, l'hygiène intestinale est nécessaire avant le jeûne, et avant la reprise alimentaire (2 purges au total).

  • Modifications hormonales : pendant le jeûne, il a été observé la présence d’adrénaline, de noradrénaline, de dopamine, de leptine, de sérotonine, c’est-à-dire des hormones qui régulent fortement le métabolisme et qui influence aussi l’humeur. Le taux de sérotonine « hormone du bonheur » est augmenté, cela induit une amélioration de l’humeur, une réduction de la douleur et une meilleure sensibilité des récepteurs à l’insuline.

  • Réduction de la dose des médicaments : à l’exemple de la polyarthrite rhumatoïde, en jeûnant, on a besoin de moins d’anti-inflammatoires non stéroïdien, ce qui est très bien car les effets secondaires de ces médicaments ne sont pas négligeables.

  • Effets stimulant et antidépresseur, le jeûne a un impact sur toute la personnalité, le jeûne a un effet stimulant et un effet antidépresseur. L’effet stimulant à lieu pendant la 1ère semaine du jeûne, et l’effet antidépresseur à lieu à la reprise de la nourriture. L’autre impact est l’effet calmant qu’on observe après la crise d’acidose.

  • Stimulation des forces curatives de l’organisme, le jeûne provoque un état de stress, ce qui relance chez nous les mécanismes de sanogénèse, d’autorégulation qui restent habituellement passif à cause de notre mode de vie. Le stress est une réaction d’adaptation à l’environnement (ici la privation de nourriture). Confronté à cette privation de nourriture, l’organisme déclenche l’alerte, ce qui provoque un bouleversement hormonal et neuroendocrinien. Des hormones mobilisent les réserves du corps, certaines ont aussi un effet anti-inflammatoire. Ce sont ces mécanismes d’autorégulation qui induisent les effets thérapeutique. Ainsi de nombreux paramètres sanguins s’améliorent : glycémie, cholestérol, triglycérides, taux d’insuline. Parallèlement la dépense d’énergie de l’organisme diminue peu à peu (respiration, rythme cardiaque, pression artérielle), tout s’abaisse et se ralentit. Le système digestif est aussi mis au repos. Le jeûne a donc la capacité de stimuler les forces curatives de l’organisme.

  • Comment le corps fournit-il le carburant nécessaire à sa survie ?

       Le corps dispose de 3 carburants : le glucose, les protéines et les lipides. Le carburant essentiel, c’est le glucose, celui dont le corps a          absolument besoin pour fonctionner. Le cerveau ne peut s’en passer. Mais après un jour de jeûne, le stock de glucose est épuisé. Il va        s’adapter en fabriquant du glucose à partir des protéines (des muscles), et il va aussi puiser dans ses réserves de lipides, les graisses,          pour créer un substitut de glucose, ce carburant du jeûne s’appelle les corps cétonique qui vont principalement alimenter le cerveau.        L’opération s’effectue dans le foie, véritable usine de transformations de l’organisme.

Concernant le jeûne revendiqué comme pratique à visée préventive ou thérapeutique :

- Dans l’Antiquité déjà, Hippocrate recommandait le jeûne, Socrate le pratiquait régulièrement.

- Plus récemment, le Dr Isaac Jennings (1788-1874) fut l’un des premiers médecins américains à préconiser le jeûne, dans une approche de la santé basée sur des principes naturels. Par la suite, Herbert M. Shelton (1895-1985), chiropraticien et naturopathe, reconnu comme le père de l’école hygiéniste, a élaboré un protocole basé sur un jeûne strict à l’eau, sans exercice physique.  L’objectif de ce jeûne était d’induire un repos physiologique complet, ce qui permettait selon lui d’aiguiser l’esprit.

- Le Dr. Heinz Fahrner, médecin-chef durant 30 ans de la clinique Buchinger (centre de soins spécialisé dans le jeûne et situé sur les rives allemandes du lac de Constance, depuis 1953), a défini le jeûne comme suit : « Le jeûne thérapeutique est le moyen le plus puissant pour mobiliser les forces auto-guérissantes de l'être humain aussi bien sur le plan physique que sur le plan émotionnel ». 

PHYSIOLOGIE DU JEÛNE

Rappelons tout d’abord que les substrats énergétiques sont apportés par l’alimentation. Ils sont de 3 ordres : 

- les glucides (4 kcal/gramme)

- les lipides (9 kcal/gramme)

- les protéines (4 kcal/gramme)

Comme l’organisme a des besoins constants et des apports discontinus, il doit mettre en œuvre des mécanismes de stockage puis de mobilisation des nutriments.   

En période de jeûne, pour continuer à fournir du glucose aux cellules de l’organisme, en particulier au cerveau, l’organisme va mettre en place divers mécanismes. Suivant la phase du jeûne, les substrats énergétiques utilisés par le cerveau seront le glycogène hépatique, le glucose dérivé des protéines et les acides cétoniques dérivés des acides gras.

Les autres organes utilisent les acides gras comme substrat énergétique dès la chute de l’insulinémie.

 On distingue 3 états en fonction du temps qui sépare de la dernière prise alimentaire : 

- la période post prandiale : elle correspond aux 8 heures qui suivent la prise alimentaire.

- la période post absorptive : entre 8 et 16 heures après la dernière prise alimentaire (le matin à jeun). Le glucose provient alors de la glycogénolyse hépatique et de la néoglucogenèse. 

- le jeûne proprement dit : au-delà de 16 heures après la dernière prise alimentaire.

 

On distingue 3 phases de jeûne : 

- Le jeûne court : de 1 à 5 jours, ou phase protéique.

Pour fournir du glucose au cerveau, un mécanisme de néoglucogenèse se met en place : le glucose est principalement synthétisé à partir des acides aminés des protéines musculaires. Ce mécanisme adaptatif ne peut perdurer, car la fonte protéique est trop rapide. Une transition vers une nouvelle phase, visant à économiser les protéines, se met alors en place.

- Le jeûne prolongé ou phase cétonique :

cette période commence vers le 5ème jour de jeûne et peut durer plusieurs semaines. L’adaptation de l’homme au jeûne prolongé se caractérise par sa capacité à épargner les protéines corporelles. Les substrats énergétiques sont alors principalement fournis par la lipolyse.  

Les acides gras produits sont soit oxydés directement soit transformés en corps cétoniques. La concentration plasmatique en corps cétoniques augmente. Les corps cétoniques peuvent en particulier être utilisés par le cerveau, diminuant de ce fait les besoins en glucose. Les acides gras et les corps cétoniques deviennent ainsi la principale source de substrats énergétiques, ce qui permet de réduire le catabolisme protéique musculaire et d’épargner les protéines. Les mécanismes permettant cette épargne azotée ne sont à ce jour pas complètement élucidés. Chez un sujet mince, les réserves lipidiques représentent le principal facteur limitant de la durée du jeûne, tandis que chez le sujet obèse les réserves protéiques semblent être le principal facteur limitant.

 

La phase terminale : cette phase a été étudiée uniquement chez l’animal. La concentration plasmatique de glucose s’élève, la concentration plasmatique des acides gras et des corps cétoniques s’effondre, le catabolisme protéique augmente. Le passage à cette 3ème phase serait sous-tendu par la nécessaire reprise d’une activité motrice pour rechercher de la nourriture (Robin, Frain et al. 1988). Des travaux ont montré que chez le manchot empereur, cette phase survient alors qu’il reste encore environ 20% des réserves lipidiques. Elle marque les limites de l’adaptation au jeûne. 

  • De nombreux spécialistes attestent par des études les effets et bienfaits cités ci-dessus :

 

      Natalia Bataeva – Médecin chef au Sanatorium Goriachinsk (centre de jeûne) en Russie

      Valéry Gurvich – Psychiatre à l’institut psychiatrique de Moscou

      Alexey Kokosov – Pneumologue à l’institut « I.P. Pavlov » à Saint Pétersbourg

      Valéry Maximov – Professeur de gastroentérologie, Académie des Sciences médicales

      Stefan Drinda – Médecin chef, rhumatologue – Clinique Buchinger

      Yvon le Maho – Membre de l’académie des sciences – CNRS Strasbourg

      Valter D. Longo – Gérontologiste à l’Université de Californie

      Tanya Dorff – Cancérologue au « Norris Cancer Hospital »

      David Quinn – Cancérologue – Directeur des essais thérapeutiques au « Norris Cancer Hospital »

 Envie d'en découvrir davantage ?

Je vous propose de découvrir sur internet le documentaire réalisé par Sylvie Gilman & Thierry Vincent de Lestrade 

« Le jeûne, une nouvelle thérapie ».

C’est un documentaire d’une grande qualité, faisant intervenir de nombreux spécialistes, études récentes sur les bienfaits du jeûne. 

Vous pouvez louer ou acheter le film sur "Arte Boutique" en direct ici."

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